Revolut, N26 : pourquoi le « tout gratuit » ? Le modèle expliqué

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En 2016, des noms encore inconnus — Revolut, Number 26 (devenu N26) — promettaient un compte « tout gratuit ». On se demandait où était le piège. Dix ans plus tard, ces néobanques sont installées, et le modèle est bien compris. Article revérifié en juillet 2026.

D'où vient la gratuité ?

Le compte de base gratuit n'est pas de la philanthropie : il repose sur plusieurs sources de revenus.

  • L'interchange : à chaque paiement par carte, l'émetteur perçoit une petite commission payée par la banque du commerçant. Multipliée par des millions de transactions, elle finance l'offre gratuite.
  • La montée en gamme : les néobanques convertissent une partie des clients gratuits en abonnements payants (formules premium, métal) avec assurances, cashback et meilleurs plafonds.
  • Les services annexes : change, retraits au-delà des plafonds gratuits, crypto, bourse, assurances, virements instantanés selon les offres.
  • Le volume : un coût par client très bas et une acquisition massive rendent le modèle viable à grande échelle.

« Gratuit » ne veut pas dire « sans frais »

L'offre de base est gratuite, mais certains usages sont facturés : retraits au-delà d'un seuil, change le week-end (Revolut), virements spécifiques, etc. Lisez la grille officielle pour votre usage réel.

Est-ce fiable ?

Ces néobanques sont régulées (N26 a une licence bancaire européenne ; Revolut opère via un établissement agréé). Le principal enseignement des dix dernières années : le secteur se consolide (certains acteurs ont fermé, comme Morning ou C-zam), donc privilégiez les acteurs établis. Voir comment choisir sa néobanque.

Néobanque gratuite ou carte prépayée ?

Si vous voulez un compte mobile gratuit sans espèces, la néobanque l'emporte ; si vous devez déposer des espèces ou payer sans compte, la carte prépayée garde son intérêt. Notre comparatif tranche selon votre profil.

Sources : réglementation interchange (UE) ; sites officiels Revolut, N26 ; moneyvox.fr.

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