Le mobile banking : faut-il s'y intéresser ?

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Transparence : ce site est rémunéré par Veritas, partenaire commercial cité parmi d'autres acteurs dans cet article. Le contenu ci-dessous est factuel et ne hiérarchise pas les offres.

Le « mobile banking » — gérer un compte et une carte entièrement depuis un smartphone — était une nouveauté quand nous avons écrit cet article. C'est devenu la norme, y compris dans les banques traditionnelles. Voici ce qu'il faut en retenir, dix ans après.

Ce que c'est devenu

Un compte de paiement avec IBAN, une carte associée, et une application qui permet de tout piloter : suivi des opérations en temps réel, notifications, plafonds modifiables, blocage et déblocage de la carte, carte virtuelle. Les acteurs sont de trois familles : les néobanques (N26, Revolut…), les comptes de paiement distribués physiquement comme Nickel, et les émetteurs de cartes prépayées avec espace client en ligne (Veritas, PCS, Transcash…).

Ces fonctionnalités ne sont plus distinctives : les banques classiques les ont toutes intégrées. Le vrai critère de choix aujourd'hui n'est plus l'application, mais le périmètre de services et le coût réel (notre méthode).

Ce qui a mal vieilli dans notre article de 2016

Trois choses, qu'il est honnête de corriger :

  • Les acteurs cités à l'époque ont largement changé : Soon (AXA Banque) a fermé, Wirecard s'est effondrée en 2020, Number26 est devenue N26. Le secteur s'est consolidé (notre bilan).
  • Nous affirmions qu'un site web serait plus sûr qu'une application mobile. C'est l'inverse aujourd'hui : l'application est le support de l'authentification forte imposée par la DSP2, et les systèmes mobiles modernes offrent un cloisonnement supérieur à celui d'un navigateur. Un service sans application n'est pas plus sûr — il oblige simplement à valider autrement.
  • Nous indiquions l'établissement bancaire sur lequel s'appuyait tel ou tel acteur. Ces montages changent régulièrement : reportez-vous au site officiel de l'émetteur, qui doit indiquer qui émet la carte et sous quelle licence.

La vraie question : comment votre argent est-il protégé ?

C'est le point que le mobile banking a longtemps laissé dans l'ombre, et il est décisif :

  • chez une banque agréée, vos dépôts sont couverts par la garantie des dépôts jusqu'à 100 000 € par déposant ;
  • chez un établissement de monnaie électronique ou de paiement, les fonds sont cantonnés — séparés de la trésorerie de l'émetteur, donc protégés en cas de défaillance, mais sans garantie à 100 000 € (le mécanisme).

Les deux régimes sont légitimes ; ils ne se valent simplement pas, et il faut savoir lequel s'applique. Les conditions de chaque acteur figurent sur son site officiel — pour Veritas, cardveritas.com.

À qui ça s'adresse

Au compte d'appoint comme au compte principal : indépendants qui doivent séparer les flux professionnels, parents qui encadrent l'argent de poche via des plafonds, voyageurs, ou personnes sans accès à la banque classique. Ce que le mobile banking ne remplace pas : le crédit immobilier, l'épargne réglementée et le dépôt de chèques restent largement l'apanage des banques. Comparez les offres dans notre comparatif.

Sources : ACPR (statuts d'agrément, cantonnement), FGDR (garantie des dépôts), directive (UE) 2015/2366 (authentification forte), sites officiels des émetteurs cités.

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